Catégorie : Insolite

 

Salon de l’agriculture : La débâcle

« Ça va crescendo »: l’alcool coule toujours à flot au Salon de l’agriculture malgré les mesures

« Plus l’heure avance, plus les gens ont picolé »: après les polémiques de 2023, l’alcool coule toujours à flot au Salon de l’agriculture

Malgré l’existence de points d’eau et les mises en garde des organisateurs, des scènes de surconsommation d’alcool sont constatées dans les allées du Salon de l’agriculture.

« On est entre copains, on boit un coup, on profite des bonnes choses ». Si le Salon de l’agriculture permet aux agriculteurs de partager leur travail, c’est aussi pour beaucoup de visiteurs l’occasion de boire un, ou plusieurs verres. Entre les cornemuses bretonnes et les chants basques, l’ambiance devient vite festive dans les allées du parc des expositions.

« On fait la fête on chante et tout, c’est extraordinaire, c’est des bons moments », confirme un visiteur au micro de BFMTV.

Si certains disent « savoir se gérer », réussir à « boire un coup, chanter une chanson, manger un bout sans forcément abuser », ça n’est pas le cas de tous. Après une édition 2023 du Salon de l’agriculture marquée par des scènes de surconsommation d’alcoolde nouveaux abus sont constatés cette année passée une certaine heure de la journée.

« Ça va crescendo, plus l’heure avance plus les gens ont picolé et plus l’ambiance est folle », commente un jeune homme.

l’essentiel Après une édition 2023 marquée par les débordements liés à la surconsommation d’alcool, on aurait pu croire que le Salon de l’Agriculture 2024 allait être un peu plus « soft ». Pourtant, à la nuit tombée, ce ne sont pas les scènes de beuverie qui manquent…

18h44, au Salon de l’Agriculture. Tandis que les derniers visiteurs quittent les halls du parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris, où se tient depuis samedi 24 février la grande fête du monde agricole, d’autres s’engouffrent dans le pavillon 3 dédié aux produits et saveurs de France. D’ici une poignée de minutes, à 19 heures, le public doit quitter les lieux. Seuls les exposants, la sécurité, la presse, et bien sûr l’organisation du Salon sont autorisés à rester.

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À l’intérieur du gigantesque hall, des groupes de fêtards se forment autour des stands régionaux. Des agents de sécurité commencent à bloquer les accès du pavillon, et somment ceux qui ne disposent pas d’un « pass » de quitter les lieux.

Passé 19 heures, c’est la règle, les exposants n’ont plus le droit de servir de boissons alcoolisées. Pourtant, rares sont ceux qui n’ont pas un verre à la main. Et à mesure que le temps passe et que la sécurité se fait plus insistante, des groupes se replient à l’intérieur des stands, qu’ils recouvrent d’une bâche pour s’abriter des regards. Ici, l’alcool coule à flots. Des fumeurs allument leur cigarette. « Il y a trois ans, j’ai vu des gens complètement bourrés vomir en plein milieu des allées, confie une habituée. Certains soirs, c’est vraiment du grand n’importe quoi. »

« On a de plus en plus de mal à les virer »

Si 2024 devait être l’année du retour au calme, après une édition 2023 marquée par les abus d’alcool, force est de constater qu’il n’en est rien. Un agent de sécurité, qui souhaite rester anonyme, s’en agace : « Tous les soirs c’est pareil, les fêtards sont raides et on a de plus en plus de mal à les virer. Hier, j’ai failli en venir aux mains avec un homme qui m’avait jeté un verre de bière au visage juste parce que je lui avais attrapé le bras pour le faire sortir… »

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Pour éviter la mauvaise publicité due aux excès, l’organisation du Salon avait pourtant mis les moyens : cette année, des « désoiffeurs » ont arpenté les allées pour offrir des verres d’eau, des spots audio invitant à la sobriété ont été diffusés, et une charte a même été imposée aux exposants, les invitant à ne plus servir de pinte le week-end, ni de vendre de bouteille ouverte.

Des bars à eau sponsorisés… Pernod-Ricard.
Des bars à eau sponsorisés… Pernod-Ricard. DDM – V.G.

Car en cas de consommation excessive, la punition peut être sévère. « Si les règles ne sont pas respectées, on prendra des sanctions qui pourront aller jusqu’à la fermeture du stand », menaçait en début de semaine, auprès de Ouest-France, Valérie Le Roy, directrice du Salon.

Reste désormais à espérer que le dernier week-end de l’événement, ces samedi 2 et dimanche 3 mars, ne vienne pas encore entacher l’image déjà sévèrement écornée par l’ouverture houleuse du Salon lors de la venue d’Emmanuel Macron, samedi 24 février.

Enfant de 4 ans Scotché, Voici la belle décision de Justice

Un enfant de 4 ans humilié et scotché à sa chaise dans un centre aéré: l’affaire classée sans suite

Le père d'un enfant de 4 ans scotché à une chaise témoigne
Le père d’un enfant de 4 ans scotché à une chaise témoigne – RMC

L’enquête ouverte par le parquet d’Epinal après qu’un enfant de quatre ans avait été « scotché » à sa chaise dans un centre aéré de cette ville début janvier a été classée sans suite, d’après le parquet.

En janvier dernier, pendant les vacances scolaires, un enfant de quatre ans avait été scotché à une chaise en guise de punition au sein d’un centre de loisirs géré par la ville d’Epinal (Vosges). Son père, sous le choc, avait témoigné au micro de RMC.

“C’est choquant pour un enfant de 4 ans de subir ça devant tous les autres enfants. Aucun animateur n’a réagi. Il a été humilié, tout le monde l’a vu pleurer… Je me mets à sa place, ça fait mal au coeur”, racontait Steven.

L’enfant avait été traumatisé de cette punition. “Il avait mal au ventre, il ne voulait pas aller à l’école, car il avait peur qu’on le scotche. Il a été très choqué”, précisait le papa, qui avait fini par porter plainte.

Le parquet avait alors ouvert une enquête préliminaire pour “violences sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité”. Mais cette dernière a été classée sans suite, d’après l’AFP.

Epinal: le témoignage du père de l’enfant de 4 ans scotché à une chaise

Absence d’infraction pénale

Le classement sans suite intervient alors que l’enquête menée a permis de démontrer l’absence d’autres victimes et l’absence d’infraction pénale, a indiqué à l’AFP le procureur de la République d’Epinal, Frédéric Nahon, confirmant une information du quotidien Vosges Matin.

Me Rémi Stéphan, avocat des parents de l’enfant, qui n’avait pas encore été notifié de ce classement, a indiqué à l’AFP: « Nous allons attendre confirmation du procureur de la République quant à ce classement sans suite, obtenir la copie du dossier pour voir quelles sont les investigations qui ont été menées ou non par les services de police et pouvoir conseiller nos clients sur les recours qui sont possibles contre cette décision ».

Mais « si le parquet d’Epinal a classé sans suite cette enquête, cela voudrait signifier qu’il est donc autorisé d’attacher un enfant de 4 ans à une chaise pour le punir dans un centre aéré. Je ne peux pas croire qu’une telle décision a pu être prise », a-t-il ajouté.

Une enquête administrative avait également été menée et des sanctions « ont été prises » a indiqué à l’AFP la mairie d’Épinal, sans en communiquer les détails, cela relevant du dossier personnel de l’agente concernée.

Les cabinets demandent, d’une part, le remboursement des frais engagés, qu’ils estiment à 1,12 million de dollars, et, d’autre part, la cession de 29,4 millions d’actions Tesla

« Nous reconnaissons que les honoraires demandés sont sans précédent en termes de taille absolue », indique le dossier déposé par les trois cabinets d’avocats auprès de la Cour de chancellerie du Delaware.

Affaire Tesla : les avocats de Musk réclame près de 6 milliards en actions du constructeur

Les avocats de l’actionnaire qui ont obtenu l’annulation de l’énorme plan de rémunération accordé en 2018 par Tesla à Elon Musk ont demandé vendredi soir à une cour du Delaware le versement de frais juridiques qui atteindraient au total près de 6 milliards de dollars.

(Crédits : YVES HERMAN)

Selon les documents déposés auprès d’un tribunal de cet État, où la société Tesla est légalement enregistrée, les trois cabinets d’avocats ont demandé à ce que leurs frais de justice dans l’affaire remportée fin janvier dernier leur soient payés en actions du constructeur automobile, une demande particulièrement rare.

9,4 millions d’actions Tesla

Les cabinets demandent, d’une part, le remboursement des frais engagés, qu’ils estiment à 1,12 million de dollars, et, d’autre part, la cession de 29,4 millions d’actions Tesla, qui étaient cotées à 202,64 dollars par titre à la clôture de Wall Street vendredi. La valeur totale des actions réclamée atteint ainsi 5,96 milliards de dollars, au cours de vendredi. Elles valaient 5,6 milliards de dollars à la date de la décision de la cour du Delaware, fin janvier. Cela représenterait un peu moins de 1% du capital total de Tesla, mais placerait les cabinets, ensemble, parmi les dix plus gros actionnaires du groupe.

« Nous reconnaissons que la requête est sans précédent en termes d’importance », reconnaissent les requérants dans les documents envoyés à la cour du Delaware, mais cette situation est avant tout due au fait, selon eux, que « (leurs) efforts ont produit un énorme bénéfice en faveur de l’entreprise ».

Elon Musk, entrepreneur milliardaire d’origine sud-africaine, avait été obligé de rendre des actions Tesla d’une valeur totale de 56 milliards de dollars après l’annulation de son plan de rémunération par la juge Kathaleen McCormick, après l’action en justice menée par un des actionnaires de Tesla, Richard Tornetta, qui jugeait cette rémunération excessive.

Dès lors, « la taille de la récompense demandée est importante parce que la valeur du bénéfice obtenue par Tesla grâce à l’action des conseils du plaignant a été massive », insistent les avocats de cet actionnaire.

Une affaire sur des informations erronées et trompeuses

La juge McCormick avait considéré que les actionnaires avaient reçu des informations « erronées » et « trompeuses » au sujet du conseil d’administration et du comité de rémunération, en amont de l’assemblée générale au cours de laquelle le plan de rémunération d’Elon Musk avait été approuvé.

Selon le plaignant, l’entrepreneur sud-africain avait dicté ses termes aux administrateurs qui, au vu de leurs relations avec lui ou de leurs intérêts personnels, n’étaient pas suffisamment indépendants pour s’y opposer.

En réaction, le milliardaire a demandé aux actionnaires de Tesla de se prononcer en faveur du transfert de l’enregistrement de l’entreprise du Delaware vers le Texas.

La Maison Saisie, il décide de la détruire…

La Banque a saisi sa maison, il a décidé de la démolir et de donner les clés au directeur.

La Banque A Saisi Sa Maison, Il A Décidé De La Démolir Et De Donner Les Clés Au Directeur.

Toutes les personnes qui ont contracté un prêt pour leur logement savent parfaitement que l’entretenir pour ne pas risquer de le perdre n’est parfois pas facile. En ces temps caractérisés par une crise économique très sombre qui n’épargne et n’épargne personne, quelle que soit la classe sociale, payer toutes les dépenses nécessaires pour garder un toit sur la tête de sa famille, manger ou dormir n’est pas une tâche facile. Cela, un Bulgare le sait très bien, et son acte de « vengeance » a fait le tour du monde…

L’histoire absurde s’est déroulée il y a quelques années à Lovech, en Bulgarie. Dans ce pays d’Europe de l’Est, un homme avait de grandes difficultés à payer les mensualités du prêt pour sa maison ; il s’est rendu chez le directeur de la banque, auprès de laquelle il était malheureusement endetté depuis un certain temps, et a essayé de convaincre le directeur de l’institution financière d’avoir du cœur et de lui donner plus de temps pour rembourser la dette, mais le directeur était inflexible : lui et sa famille devaient déménager de la maison dans la semaine et remettre les clés au nouveau propriétaire.Le père de famille bulgare était désespéré, ne sachant que faire, jusqu’à ce qu’il ait une révélation : le terrain sur lequel leur maison était construite ne faisait pas partie du prêt à rembourser, il a donc décidé de démolir tout le bâtiment et de remettre les clés de la maison à son propriétaire légitime, la banque, dont le siège est à Teteven, dans le nord du pays d’Europe de l’Est. Tous les débris de la maison ont été transportés avec diligence par un grand camion, qui a ensuite effectué un très long voyage vers le nord jusqu’à l’agence bancaire où le contrat de prêt avait été conclu des années auparavant.

image : Pxhere/Not The Real Photo

Quand le camion transportant les décombres est arrivé devant la place de l’agence bancaire de Teteven, les décombres ont été littéralement déchargés sous les yeux étonnés et incrédules des employés de la banque. L’homme bulgare est ensuite entré dans le bureau, s’est approché du directeur de l’institution financière et a remis les clés de son ancienne maison à son « propriétaire » légitime. Quelle a été la réaction du directeur lorsqu’il a vu non seulement les clés mais aussi une montagne de gravats devant sa banque ?

Un koala pleure la mort de sa compagne

En Australie, ces images d’un koala pleurant la mort de sa compagne ont de quoi vous briser le cœur

Une vidéo partagée par une association de sauvetage de koalas a ému beaucoup d’internautes. Mais ces animaux sont-ils vraiment empathiques ?

Electrique, les ventes s’effondrent

Ventes en Europe : le diesel repasse devant la voiture électrique

Il a suffi que l’Allemagne débranche ses aides à l’achat de voitures électriques pour que les ventes s’effondrent et soulignent un succès artificiellement entretenu

Sous perfusion permanente des aides et des incitations gouvernementales, la vente des voitures électriques en Europe pouvait s’enorgueillir de progressions continues, mois après mois. Mais l’arrêt des subventions allemandes a signé une sèche volte-face du marché des électriques, passé de 18,5 % en décembre 2023 à seulement 11 % en janvier. « Ce n’était pas une bonne décision, les prises de commandes se sont arrêtées très soudainement », a souligné chez Stellantis le directeur commercial pour l’Europe, Uwe Hochgeschurtz.

Même si celui-ci se veut rassurant, en ajoutant lors d’une conférence de presse : « Au-delà de ça, ça ne change rien sur la montée en puissance du véhicule électrique. Il y aura toujours des hauts et des bas », c’est tout de même une douche froide pour les constructeurs et les pouvoirs publics qui mesurent là l’attrait vacillant d’une nouvelle technologie sur le grand public.

Lorsque l’effet d’aubaine cesse, celui-ci revient à des solutions plus classiques, c’est-à-dire thermiques et, parmi celles-ci, le diesel, ce qui n’est pas la moindre des surprises. Alors que celui-ci a reculé de 4,9 % en 2023, les ventes de ces véhicules, par nature très peu gourmands en énergie, sont reparties à la hausse pour atteindre 13,4 % de part du marché européen en janvier.

Le retour en grâce du diesel

Il s’agit d’un seul mois, donc d’une vue très parcellaire, mais elle dit bien que l’inversion de tendance est possible et pourrait même être durable, certains constructeurs, comme Volkswagen, présentant actuellement de nouveaux véhicules Passat et Tiguan diesel aux côtés de moteurs à essence et hybrides. Ces diesel, très prisés des sociétés, ont une robustesse et une côte de reprise plus prévisibles que leurs alter ego électriques, dont la performance résiduelle – et donc la valeur après quelques années d’usage – est très difficile à apprécier.

D’ailleurs, les véhicules à essence détiennent toujours la première place en Europe avec 35,2 % des ventes, devançant les hybrides qui ont légèrement reculé à 28,8 % mais vont mieux résister que les électriques pures. En effet, l’hybride rechargeable jouit d’un statut fiscal favorable, apprécié par les flottes, et n’assujettit pas le conducteur à une stratégie de déplacement et de recharge aussi contraignante que kafkaïenne.

Comparé au même mois de 2023, janvier 2024 signe des hausses globales de ventes significatives mais faussées par la pénurie de puces et les livraisons en panne pour cette raison il y a un an. Cette situation est aujourd’hui pratiquement réglée mais les à-coups de marchés seront encore à interpréter en fonction des actions réalisées ici ou là. En France, le leasing social qui a rencontré un succès inattendu, et coûté 1,5 milliard à l’État, livrera forcément des statistiques bonifiées dans les prochaines semaines mais ces transactions sont réalisées à perte.

Stellantis a déjà vu sa part de marché remonter à 19,1 %, contre 17,8 % en 2023, porté le succès des leasings Peugeot, Opel et Citroën. Volkswagen, le leader, a reculé légèrement à 25,9 % de part de marché tandis que le n° 3 Renault-Dacia, en attente de nouveaux produits, baisse de 2,9 % sur un an, avec 10,1 % de part de marché. Mais la guerre va être féroce cette année et les marges rognées des marques qui tentent de compenser la baisse ou les pertes de bonus gouvernementaux, vont entamer l’équilibre économique de celles-ci. Le grand public ne s’y trompe pas et commence à croire que la clause de revoyure sur la mise à l’écart par l’Europe des motorisations thermiques en 2035 verra ajournée cette funeste mesure à la faveur des prochaines élections européennes.

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La Dette de La France Augmente de Plus de 40 % avec Macron

Que disent les chiffres ?

« Le Mozart de la finance (surnom donné à Emmanuel Macron, ndlr) a créé 900 milliards d’euros de dette en 7 ans », a assuré la cheffe des députés Rassemblement national Marine Le Pen dimanche sur LCI« Emmanuel Macron, c’est 900 milliards d’euros de dette en plus depuis 2017 », a, lui aussi, déclaré le président des Républicains Eric Ciotti ce mardi matin sur RTL. Face aux nouvelles économies annoncées par le gouvernement pour respecter son engagement à redresser des finances publiques dégradées, droite et extrême droite rappellent au président de la République sa responsabilité dans l’augmentation de la dette, de 900 milliards d’euros selon eux. Disent-ils vrai ?

Emmanuel Macron étant arrivé au pouvoir au deuxième trimestre de l’année 2017, son action a pu commencer à avoir une influence sur l’économie et la dette du pays au troisième trimestre de cette même année. Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), au troisième trimestre 2017, la dette publique s’élevait à 2.226,1 milliards d’euros. Il est question ici de la dette au sens de Maastricht, incluant celle de l’ensemble des administrations publiques : l’État, les organismes divers d’administration centrale (ODAC), les administrations publiques locales et les administrations de sécurité sociale.

Qu’en est-il de celle-ci aujourd’hui ? Les derniers chiffres publiés par l’Insee sont ceux de la dette au troisième trimestre 2023. Et à la fin de celui-ci, elle s’établissait à 3.088,2 milliards d’euros. La soustraction est facile : entre 2023 et 2017, la dette publique de la France s’est creusée de 862 milliards d’euros. Un chiffre qui avoisine celui avancé par la droite et l’extrême droite, permettant de dire que Marine Le Pen et Eric Ciotti disent vrai.

10 Milliards de coupes Budgétaires dont l’éducation… Payez, Français…

France: le gouvernement acte 10 milliards d’euros de coupes budgétairesinformation fournie par AFP•22/02/2024 à 16:21

Le gouvernement français a acté jeudi par décret dix milliards d’euros d’économies dans le budget 2024 voté avant Noël ( AFP / JOEL SAGET )

Un budget moins vert, mais pas de hausses d’impôts: le gouvernement français a acté jeudi par décret dix milliards d’euros d’économies supplémentaires dans le budget 2024 voté avant Noël, piochant largement dans les programmes « écologie, développement et mobilité durables ».

Mis à jour à 15h30 – Le décret annulant 10 milliards de dépenses est paru ce matin au Journal officiel. L’Education nationale rend 692 millions, essentiellement destinés à financer des emplois. Ce sont 2620 postes d’enseignants qui ne peuvent plus être financés dans le 1er degré public, 1740 dans le second degré public et 1760 postes dans le privé. Enfin l’équivalent de 4600 postes d’AED et AESH ne sont pas financés. Selon le ministère, ces crédits sont ceux du fonds de réserve et leur annulation n’a aucun impact sur les emplois. Comme si ces sommes n’étaient pas  utilisées pour payer les enseignants en fin d’année normale et nécessaires à la mise en place du “choc des savoirs”. Pour les syndicats, il est clair que sans ces 700 millions il est impossible de mettre en place la réforme du collège. Sauf si le gouvernement envisage de réformer aussi les obligations de service ou la carrière des enseignants.

700 millions annulés au budget 2024

Le décret répartissant 10 milliards d’annulation de crédits est paru au Journal officiel du 22 février. “Tous les ministères contribueront à hauteur de ce qu’ils représentent dans le budget national” avait dit Bruno Le Maire en présentant son plan d’économie le 18 février. Finalement l’Education nationale paie son du avec 692 millions annulés dans son budget. Il faut y ajouter l’annulation de 500 millions du plan d’accompagnement à la transition écologique qui devrait affecter, dans une proportion qui reste à déterminer, le “plan vert” pour améliorer la qualité thermique des écoles.

Sur les 692 millions, 471 sont inscrits au “Titre 2” c’est à dire servent à payer les emplois. Ainsi 138 millions sont prélevés sur le 1er degré public dont 131 millions en “titre 2”. Ce sont 2620 emplois d’enseignants qui ne sont pas financés. Dans le second degré public, 123 millions sont annulés dont 87 en titre 2, soit 1740 postes d’enseignants. La mission Vie de l’élève doit rendre 262 millions dont 164 en Titre 2. Ce sont environ 4600 postes d’AED et AESH qui ne sont pas financés. Le privé est lui aussi touché avec 99 millions annulés dont 88 en titre 2, soit 1760 postes. Enfin le “soutien” à l’éducation nationale doit rendre 61 millions. Mais ce ne sont pas des postes.

Une gestion d’amateurs 

On notera d’abord la légèreté de la gestion de l’Education nationale. Il y a deux mois, jour pour jour, Gabriel Attal, ministre de l’Education nationale annonçait la création de 2137 postes d’enseignants par rapport au budget 2024 prévu pour permettre l’application de ses réformes. Deux mois plus tard il en supprime plus du double.

Les réponses du ministère

Interrogé par le Café pédagogique, le ministère fait savoir que “les crédits de titre 2 annulés sont des crédits mis en réserve donc dont ne disposait pas le ministère. Ce sont des crédits “gelés” en début d’année pour faire face à des aléas. Les annuler n’a donc aucun impact sur les emplois. Cela n’aura aucun impact sur les annonces déjà faites concernant la rentrée scolaire ou sur le choc des savoirs”.

Il y a bien 10% de crédits mis en réserve dans les ministère. Mais cela ne veut pas dire que le budget voté dépasse de 10% les besoins. En année normale, le ministère pioche dans ses réserves pour assurer la paye en fin d’année. S’il rend de l’argent en fin d’année, comme cela s’est vu encore en 2023, ce n’est pas 700 millions ! Et ce n’est pas le cas quand une réforme couteuse est décidée après le vote du budget comme c’est le cas avec le “choc des savoirs”. Pour nous, il est clair que , si cet argent n’est pas nécessaire maintenant, il va manquer pour payer les enseignants nécessaires au choc des savoirs.

Vers l’annulation des réformes Attal ?

Aussi, ces annulations de crédit touchent de plein fouet les réformes lancées par Gabriel Attal. La mise en place des groupes de niveau doit consommer près de 7000 postes. Le ministère pensait faire leur mise en place avec 2300 postes. Ils viennent de s’envoler. Sans parler des moyens liés à la réforme du redoublement. Il est clair que les conditions sont réunies pour annoncer le report des réformes Attal. On ne réforme pas à l’Education nationale en supprimant des moyens. Ou alors il faut accélérer des réformes structurelles, notamment la carrière des enseignants, comme nous l’évoquions le 19 février. Le gouvernement a encore le temps d’aller vers cette voie. C’est ce que laisse entendre le Sgen Cfdt (voir plus bas).

Pour les syndicats, le retrait des 700 millions sonne la fin du “choc des savoirs”. ” Le ministre de l’économie annonce des suppressions de postes dans l’éducation quelques semaines après l’annonce de créations pour permettre la réalisation des mesures annoncées par le ministre de l’éducation nationale devenu depuis chef du gouvernement. On s’y perd”, écrit l’Unsa Education. “Avec ces coupes budgétaires, le gouvernement renonce dans les faits à une mise en place réelle des mesures du “choc des savoirs” à la rentrée prochaine et doit l’annoncer sans délai, sous peine de décrédibiliser l’action publique et la parole politique”.

” Cette saignée confirme une fois de plus le renoncement de ce gouvernement à recruter des personnels en améliorant leurs conditions de travail, de rémunération, d’avancement, pour rendre les professions attractives et garantir la bonne réalisation des missions de service public auprès de tous les élèves”, écrit le Snes Fsu. “Elle révèle aussi définitivement l’imposture des annonces « choc des savoirs » de décembre dernier, par lesquelles, le ministre Attal devenu depuis chef de gouvernement, prétendait pouvoir mobiliser de la masse salariale dans un « schéma d’emploi complémentaire », au besoin avec la bienveillance de Bercy… Le « choc des savoirs » et ses groupes de niveau, ségrégatif et désormais officiellement sans moyens, doivent être abandonnés”.

” Le gouvernement fait le choix de supprimer des crédits permettant de payer celles et ceux qui enseignent, encadrent les élèves dans les services de vie scolaire, se préparent au métier d’enseignant, organisent concrètement le service public d’enseignement en fait vraisemblablement”, écrit le Sgen Cfdt. “Il n’y a pas la réalité budgétaire en cohérence avec la volonté affichée d’avoir un professeur devant chaque classe, et sans doute les difficultés à assurer l’enseignement seront-elles encore plus fortes à la rentrée 2024. Pour le Sgen-CFDT, si la tactique du gouvernement est ensuite d’augmenter la charge de celles et ceux qui sont en poste par le recours accru aux heures supplémentaires, au pacte, à la non comptabilisation des heures travaillées des administratifs, ce serait parier sur l’épuisement des agents”.

Des annulations anti-sociales

Tous les ministères n’ont pas à subir des annulations comme l’Education nationale. La Défense aurait du rendre  750 millions. Elle n’en rend finalement que 105. L’Intérieur est aussi peu concerné. Sont particulièrement frappés l’aide au développement (742 millions), l’enseignement supérieur (904 millions annulés), l’écologie (2.2 milliards annulés dont 1 sur le plan climat – énergie), l’aide au logement (300 millions, le handicap (230 millions), les aides à l’emploi (1.1 milliard). Pour récupérer 10 milliards, le gouvernement tape sur le social dont l’Ecole. Ce n’est pas une surprise…

François Jarraud

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Il n’y a rien de prévu pour assurer l’électricité, mais chaque pièce a une fenêtre pour profiter de la luminosité 

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Et voici le loft situé sur la mezzanine. 

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3 milliards d’euros pour l’Ukraine, mais 10 milliards d’économies pour la France, la réaction de Pascal Praud

Coupes budgétaires : les pistes du gouvernement pour économiser 10 milliards d’euros

Les enveloppes de plusieurs dispositifs ont été rabotées, plusieurs projets seront reportés et le gouvernement entend faire des économies sur les dépenses de fonctionnement de tous les ministères.

Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, quitte l'Elysée à l'issue du Conseil des ministres, le 14 février 2024. (ALAIN JOCARD / AFP)
Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, quitte l’Elysée à l’issue du Conseil des ministres, le 14 février 2024. (ALAIN JOCARD / AFP)

Dix milliards d’euros en moins. Face à une croissance pour l’année 2024 revue à la baisse de 1,4% à 1%, Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie et des Finances, a annoncé dimanche un vaste plan d’économies afin de maintenir le déficit de la France à 4,4%. « Tous les ministères contribueront à hauteur de ce qu’ils représentent dans le budget national », a précisé le locataire de Bercy. 

Pascal Praud et vous – 3 milliards d’euros pour l’Ukraine, mais 10 milliards d’économies pour la France : «Un paradoxe français», pointe Agnès Verdier-Molinié

Gauthier Delomez 12h16, le 19 février 2024 Tandis qu’Emmanuel Macron a annoncé un versement de trois milliards d’euros à l’Ukraine vendredi, Bruno Le Maire a indiqué dimanche soir que la France devait faire 10 milliards d’euros d’économies. « Un paradoxe français » pour Agnès Verdier-Molinié, invitée dans l’émission « Pascal Praud et vous », tous les jours de 11 heures à 13 heures. Réécoutez l’extrait. Vous pouvez réagir au 01.80.20.39.21.

Dans un premier temps, vendredi soir, le président Emmanuel Macron a annoncé aux côtés de son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, un versement de trois milliards d’euros à l’Ukraine. Dans un second temps, dimanche soir, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a déclaré que l’État devait trouver 10 milliards d’euros d’économies. « C’est totalement contradictoire », commente Agnès Verdier-Molinié, directrice de la fondation Ifrap, dans l’émission Pascal Praud et vous. « Tous les jours, il y a de nouvelles annonces de dépenses, et de l’autre côté, il faut faire des économies. C’est tout le paradoxe français », estime-t-elle sur Europe 1.